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Constance


J’lui avait payé un menu steak haché
ce samedi au crescendo d’Villacoublay
je la regardait en train de mâcher
elle était si belle mes rêves étaient comblés

l’avait l’aire contente, Constance
pourtant pour l’accoster l’affaire n’fût pas simple
j’ai du réfléchir à plein de variantes
ce fut un drôle de remue méninge

mais l’idée est venue à moi en scooter
avec sa belle gueule à la sortie du collège
ça m’a couté mon baladeur
pour mettre en place le piège

Samir était le mec de Nadège
qui était la meilleure amie de Constance depuis le C.E.1.
le mercredi suivant il m’emmenait a la boom d’Aurélien
j’avais mis ma chemise beige

celle que ma mère dit qu’j’suis beau dedans
me voilà plein de courage et toutes mes dents.
ce gros con de Guillaume Carvelet est en train de parler avec
je décide donc à intervalles réguliers de lui jeter des p’tits raisins secs

sur le coup ça l’a pas mal vénère
il s’est pointé vers moi du haut de son mètre 80
et m’dis «tu t’es foutus dans une drôle de galère puceau
j’vais te détruire p’tit collégien de rien»

Constance de sa voix de soie
stoppa les pulsion nerveuses des biscotos d’idiot de l’autre ostrogot
me prit par la main, m’dit «viens avec moi
j’te raccompagne jusqu’au métro»

sur le chemin mon coeur tapait tambour
elle m’expliquait qu’elle aimait pas ce mec
qu’elle a rigolé pour le coup des raisins secs
et qu’Samir a dit à Nadège sa meilleure amie depuis le CM.1 que j’voulais un rendez-vous avec elle

elle m’a dit qu’elle voulait bien, qu’j’étais mignon de maladresse
elle voyait bien qu’j’en avait pas qu’après sa paire de fesses
je sortis mon mobile pour prendre le plus beau numéro du monde
celui de Constance de ces yeux bleus et d’ses boucles blondes

de retour chez moi, papa affalé, ne cesse de zapper
maman escagassée par le présentateur d’un mauvais divertissement
je monte direct, dans ma chambre à écrire sur du beau papier
un poème d’amour ou je la comparais à un grand ciel d’été

niveau romantisme j’en connais un rayon, même un super marché
ma mère a l’intégrale de Frédérique François à la maison ! j’ai mes mentors
je la verrais samedi et lui glisserais ce mot doux quand on devra se séparer
j’essaierai pas de l’embrasser on sait jamais si elle est pas d’accord

le reste de la semaine fut long comme une autoroute
entre les pourcentages les dissertations et l’cheval de Troie
mon prof d’éducation physique sportive qui perd sa moumoutte
et la cantine qui sert des cordons bleus tout froid

samedi matin sonne sur mon réveille, je me sens tout chose
et pourtant j’ai rendez-vous dans 8 heures au centre commercial aux caisses du Super
je me préparais longuement et eu l’idée de choper un bouquet de rose
«ça lui fera plaisir c’est sur, il faut que je taxe des thunes a ma mère»

elle me faisait quatre bises et je sentais son parfum a l’abricot
j’était si content qu’elle soit venue sans faire de chichi
pas comme Hélène qui pose des lapins si gros
qu’j’lui ré-adresserais plus jamais la parole de ma vie

j’lui donnais les fleurs, je l’ai sentie touchée, mais le gardait pour moi
et lui demandais si elle avait faim, elle me dit que oui
mais qu’elle voulait marcher un moment avant, elle s’agrippait à mon bras
j’était si heureux à ce moment que pour le revivre j’aurais troqué mon ouïe

j’lui avait payé un menu steak haché
ce samedi au crescendo d’villacoublay
je la regarder en train de mâcher
elle était si belle mes rêves étaient comblés

l’avait l’air contente, Constance
pourtant pour l’accoster l’affaire n’fut pas simple
j’ai du réfléchir à plein de variantes
ce fut un drôle de remue méninge

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