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Ma mère s’appelle Chita


Trop d’remue-méninges
au coeur des ménages
Allez ! Tournez manèges !
Et lavez donc votre linge

Moi j’descends du singe
Ma mère s’appelle Chita !
J’irais r’tracer le Gange
Si mes mains le pouvaient !

Si mes mains le pouvaient
J’aurais r’tracé ma vie,
‘Vec des variantes carrés
M’éloigner de la nuit

Mais dans l’fond je n’peux pas
M’éloigner d’ma galère
J’y ai aimé mes faux pas
J’y ai trouvé mes faux frères

Tu me montres du doigt
Moi je te tire la langue
Ma mélodie est une jungle
Courbe et douce comme une mangue

J’ai avalé l’noyaux
Ca m’donne une boule d’angoisse
File moi du tord boyaux !
Ca nettoie les sales poisses

Depuis le temps est passé
J’veux plus faire de détour
Ils m’ont escagassé
Avec leurs longs discours

J’en ai eu des mentors
J’leur ai brûlé la barbe
Avec des météores
Tout droit sortis d’la mienne

J’me sens dix fois plus fort
Maintenant que j’ai plus d’cartable
J’peux montrer qu’j’suis capable
Tout ça a ma façon

Je sais des fois j’suis con
Dis toi qu’des fois j’suis bon
Pas limité à buller
La bouche remplie de vent

Une chute en crescendo
Voila l’comble de tout ça
C’est pas l’histoire géo
Qui apprend le ch’val de troie

Demande à ma boite mail
Qui c’est qui leur apprend
Parle leur un peu d’Homer
Ils te sitent les Simpsons

Trop d’remue-méninges
Au coeur des ménages
Allez ! Tournez manèges !
Et lavez donc votre linge

Moi j’descends du singe
Ma mère s’appelle Chita
J’irais r’tracer le Gange
Si mes mains le pouvaient

Je ne suis pas un animale
Je ne suis suis qu’un mammifère
Mais mes ch’veux portent à confusion
Et mes yeux sont bien trop fiers

J’ai des traits de guenon
Tracés à la serpette
Je n’ai plus le même nom
Tout nu dans ma serviette

Des fois dans l’froid du soir
Mon nez est collé aux étoiles
Elles me content le temps
Et ballaient les effrois

Au grès d’un mauvais vent
J’ai perdu toute la flanelle
De mes p’tits yeux d’enfant
Une dent sur la marelle

Enlevé mon en-avant
Lesté d’mes mots savants
Dans les bulles de savon
Prédire ce que nous savions

J’ai fais voler les couleurs
J’men souviens qu’en délavé
Les belles heures
Avec le temps se sont comme dégradées

Egaré le goût des choses
Vogué dans l’passable
Emprunter le passage
Y tricoter les ecchymoses

L’ectoplasme blanc
M’a placé dans l’étaux
L’echo d’l’âme troublant
Vient frapper le creux des côtes

Paumer mon innocence
Une larme dans la rigole
Une larme coupée au sang
Un litre de vitriole

Un shaker détonnant
Remue dans mes méninges
Trop de remue ménage
Dans ce foutu manège

Moi j’descends du singe
Ma mère s’appelle Chita !
J’irais r’tracer le Gange
Si mes mains le pouvaient !

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