Bâtard


Quand la douleur tue la vie
Et que le plaisir aime le souffle
Dans une époque sans ordre
Le chaos est évident
C’est pour ça que je suis né
Pour reconnaître la beauté des pépins d’une pomme
Et apprendre les combats d’une âme qui boite
Je suis prévenu
Juste pour me prémunir
Ma productivité est en hausse ce mois-ci,
Mais j’ai perdu ma passion
Elle a la mauvaise santé de la tristesse industrielle
Laissez donc tranquille ma mécanique
Que je règle mes pensées
Maintenant que ma vie est complète
Avec une capacité à pousser les manettes de la grandeur
J’exfolie mes rêves avec l’acide de mon estomac
Et je les vomis
Je pourrais vous raconter quelque chose qui va changer votre mort
Mais non, je crache des cristaux qui divisent les formes en mathématiques
Le ciel est la limite, ami
Reste là, alimente ta vision
Visualise juste le corps
Perds le sens des chiffres
Change l’esprit en sagesse
Perdu dans cette population
T’es juste un autre visage
En face des stéréotypes et de la haine
Pose toi des questions, invente les réponses
Qu’est-ce que tu es ? Un clown ?
Qu’est ce que tu veux ? Un clown ?
Tu veux voir un gamin se faire tirer dessus ?
Pointe un pistolet sur mon visage si ça peut t’aider
A obtenir un peu de respect
Dans l’ensemble, je suis protégé d’amour
Je le vois marmonner, haussant les épaules
En cette seconde exacte je l’entends
«L’homme, est notre salut. »
Tu doutes? Vas te faire enculer.
C’est notre salut. »
Certains soirs j’ai trop bu
C’est là que je manque de sentiments
Des maux de tête sans fin
Le plafond éclaté qui fait résonner l’histoire d’un alcoolique qui sanglote
Je vois ma vie dans son cycle fumer les étapes
A travers les descriptions de la nature
J’ai des jugements malades
Qui se reproduisent avec des instincts gâtés
L’esprit dans un autre univers
Alors que mon corps est coincé ici
Dans les dédales du centre-ville
Détendu sur les rues où les femmes se gaspillent
Ma vie est une oasis, hors de cette surface pour revenir à ma nature
La vie quotidienne, qui court dans les labyrinthes
Mais je suis resté patient, en regardant chaque mouvement que la jungle faisait
L’enfer a connu des changements,
Des émotions,
Des pensées
Soulagé, libéré sur des plages blanches
Il me rappelle
Que n’importe quelle naïve qui se respecte
Peut engloutir bite levrette et foutre
D’une voix, d’une dimension, à l’état de mort
Sans aucune lueur d’étoile
Dans la morosité des discussions superposées
Il me rappelle
Que si les consommateurs cesse d’exister
Et que nous oublions comment utiliser les mots
Il nous restera juste à nous manger les uns les autres
Jusqu’à ce la fin arrive
Certains d’entre nous s’extasy, se cocaïne
Pour passer une douleur qui n’existe pas
Juste ici pris au piège dans la boîte
En direct et bien orchestré.

Publicités