Colonne de vertige

Tu m’inspires des élans de cristal
Habillés de cris bestiales,
Les fragilités invisibles
Des captures d’objectifs.
Dans un pli de ta robe
J’ai trouvé de la drogue
Un shilom d’étain éteint
Et des cendres froides.
Tu riais facilement
Des facéties des hommes
Et tu te plaçais simplement
Tout en haut du trône.

Et tu avais cent fois raison
Parce que tu étais belle
Colonne de vertige
Incendie d’une ombre

Tu brûlais l’atmosphère
J’ai découvert le froid
Je soufre ton odeur,
Les fleurs sont mortes hier.
Peu importe ta couleur
Tu portais des arc-en-ciel
Des poches kangourous percées
De lait, de sucre et de miel…
Ma chérie, mais où es-tu ?
Dans une galère romaine ?
Je vois ton dos suant
Le fouet qui te lacère…
Pardon… je perds le nord
Le goût, le temps, ma tête !
Tu dois dormir comme un chat
Si furieuse et superbe.

Et tu as cent fois raison
Parce que tu es belle
Colonne de vertige
Incendie d’une ombre

J’amplifie le silence
Pour y retrouver les sons
Que tu as laissé dans les sols
Des murs blancs de ma maison
Ta voix grave et les bémols
Que tu faisais flotter
Sont restés mutiques…
Non tu n’es plus la.

Dans l’argile de ton masque
Il y a les traces de tes pensées
Aujourd’hui je le relis
En lumière dégradée…
Si j’avais su j’aurais collé
Des pages et des pages d’idéogrammes
Des messages subliminales
Des gravures de peau tannées.
Tu mangeais une glace,
Et moi je fondais
Une goutte est tombée sur ta cuisse
Je ne l’ai jamais touchée.

Je perdais l’esprit volage
Je me cherchais des chaînes.
Le cadenas est ouvert
J’attends que tu le fermes.

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Classé dans:Poney Poetry

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PONEYLAND POUR LA POÉSIE ET L'ART CONTEMPORAIN OUÉ OUÉ